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Relations presse : LinkedIn devient-il le nouveau média de référence B2B ?

  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture
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En pleine guerre du temps, celui qu’on gagne, celui qu’on veut gagner, les rédactions tech réduisent leurs effectifs, et l’usage des réseaux sociaux redistribue complètement les cartes de la visibilité.LinkedIn s'impose progressivement comme le premier espace d'influence B2B. Pour les dirigeants du secteur technologique, la plateforme n'est plus un simple CV en ligne : c'est un véritable levier d'autorité éditoriale. Décryptage.


Les nouveaux codes éditoriaux LinkedIn pour les dirigeants tech


En 2026, LinkedIn concentre plus d'un milliard d'utilisateurs actifs, dont une large majorité de décideurs B2B. Mais la plateforme a profondément muté. Fini le registre purement professionnel et aseptisé : les contenus qui performent aujourd'hui sont ceux qui combinent expertise sectorielle et authenticité personnelle. On parle de "thought leadership humanisé".


Les dirigeants tech qui captent l'attention ne se contentent plus d'annoncer des levées de fonds ou des partenariats. Ils partagent leurs convictions, leurs doutes, leurs analyses du marché, avec une prise de position claire. Le format court (moins de 1 300 caractères) combiné à un accroche percutante dans les deux premières lignes est devenu la norme. Les carrousels, les "polls" et les newsletters natives LinkedIn complètent ce dispositif pour toucher différents segments d'audience.


La régularité prime sur la fréquence. Deux à trois publications hebdomadaires bien construites valent mieux que dix posts génériques. Et surtout : la cohérence éditoriale (défendre les mêmes thèmes sur la durée) est ce qui transforme un dirigeant en référence incontournable aux yeux de son écosystème.

Transformer son profil en outil d'influence médiatique


Le profil LinkedIn d'un dirigeant est sa première page de presse. Il doit raconter une histoire, pas lister des compétences. La bannière, le titre et le résumé (section "À propos") constituent le triptyque fondateur de votre positionnement éditorial. Ces trois éléments doivent répondre à une seule question : pourquoi vous écouter plutôt qu'un autre ?


Sur le fond, il s'agit d'identifier entre trois et cinq thématiques signature (vos territoires d'expression) et de les décliner de façon cohérente dans vos contenus. Sur la forme, la mise en scène compte autant que le fond : structure aérée, usage des retours à la ligne, emojis utilisés avec parcimonie pour guider la lecture. LinkedIn n'est pas Twitter ; le rythme de lecture est plus lent, la profondeur attendue.


Enfin, l'engagement n'est pas une option : commenter les publications d'autres experts de votre écosystème, répondre à chaque commentaire sous vos propres posts, interagir avec les journalistes de votre secteur. Autant de gestes qui construisent votre réseau d'influence et augmentent mécaniquement votre portée organique. C'est d'ailleurs en ce sens que LinkedIn rejoint les dynamiques décrites dans notre article sur les synergies entre relations presse et marketing digital.


Cas d'usage : quand les éditeurs tech font de LinkedIn leur tribune


Plusieurs acteurs du secteur tech ont démontré qu'une stratégie LinkedIn bien menée peut générer autant de retombées qu'un communiqué de presse classique, voire davantage en termes de notoriété durable.


Prenons l'exemple de dirigeants de scale-ups françaises spécialisées en cybersécurité ou en intelligence artificielle : en publiant régulièrement des analyses de fond sur les évolutions réglementaires (NIS2, IA Act), ils sont devenus les interlocuteurs naturels des journalistes spécialisés. Ces derniers les sollicitent désormais directement pour des interviews ou des prises de position, sans que l'entreprise ait eu besoin d'envoyer le moindre communiqué.


Ce phénomène illustre une évolution profonde du métier : comme nous l'analysons dans notre article sur les tendances relations presse 2026, les frontières entre prise de parole directe et relations presse se brouillent. LinkedIn n'est pas en concurrence avec les médias traditionnels ; il en est devenu le prolongement naturel, parfois le tremplin.


Pour les éditeurs de logiciels, les ESN ou les startups deeptech, LinkedIn offre un terrain d'expression particulièrement fertile. Leurs audiences (DSI, directeurs des achats, partners technologiques) y sont captives et actives. Un post bien ciblé sur une problématique métier précise peut générer des dizaines de demandes de contact entrants, là où un article de presse dans un média spécialisé ne garantit pas le même niveau d'engagement direct.


LinkedIn n'a pas "tué" les médias B2B, mais il en a bouleversé la hiérarchie. Pour un dirigeant tech, construire une présence éditoriale sur la plateforme n'est plus un "nice to have" : c'est une composante stratégique à part entière d'une stratégie de relations presse moderne. Chez ACE RP, nous intégrons systématiquement le personal branding LinkedIn dans nos dispositifs d'influence. Car la crédibilité se construit aujourd'hui sur tous les canaux à la fois.

Photo de Une : Google Gemini/Nano Banana

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